Blog de Olivier Saint-Jean Rondeau

Récits et témoignages au gré de l'eau
Pour le Grand défi des Eaux

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Mon nom est Olivier Saint-Jean Rondeau, scientifique, musicien et habitant conscient de la planète Terre. Je souhaite partager le sentiment de connexion que j’éprouve envers toutes les entités naturelles qui nous entourent et qui sont trop souvent prises pour acquis. Je crois que la conscience et la compréhension de notre interdépendance avec les processus qui ont mené au développement de la vie sur Terre est non seulement utile pour protéger une nature à la fois forte et fragile, mais qu’elle est porteuse d’un sens profond qui nous place dans une position d’humilité et de gratitude envers la Nature.

Mon chemin m’amené à prendre la parole pour la conscience collective des entités naturelles qui nous maintiennent en vie et dont nous faisons littéralement partie intégrante, comme un organe au sein d’un organisme, et avec lequel notre destin est lié par une relation de symbiose. En particulier, mon chemin m’a amené à prendre conscience de l’importance de l’eau comme source de vie. Je tiens à partager au plus grand nombre mon éclairage personnel sur le concept d’esprit de la nature comme étant un fait social existant dans la conscience collective d’un peuple, c’est des mèmes dont la nature est déterminée par des mythes racontant leur emplacement dans la cosmogonie d’un peuple. Je suis arrivé moi-même à une compréhension de l’importance de ce concept subtil à la suite des voyages qui ont marqué mon parcours, des rencontres et des expériences qui se sont additionnées et on enrichi de façon tout à fait cohérente ma vision scientifique qui découle de ma formation de physicien, sans aucun doute par la porte d’entrée de la musique; Cette nouvelle conception enrichie permettant cette fois ci de se plonger dans la description du cosmos non pas du point de vue matériel mais du point de vu du ressenti d’un être humain et d’une collectivité inclue dans ce cosmos et dont les gestes sont conditionnés par la capacité à imaginer.

J’invite également mes lecteurs à faire preuve de modestie civilisationnelle par rapport à notre vision du monde occidentale, dans une démarche de prise de recul antropologique par rapport à notre propre culture. Reconnaître l’ampleur des zones d’ombre de notre subconscient et dans la psyché collective de l’humanité, ainsi que  l’influence des constructions sociales historiques de notre propre culture est un premier pas. Un autre pas vers une plus grande modestie est de comprendre que l’élan de vie qui anime l’humain n’est pas fondamentalement différent, par sa nature ou sa valeur, de celle des animaux et de tout autre être vivant, qui forment, en un continuum, un grand arbre de famille qui se partage une même planète. Un troisième pas est de comprendre que la méthode scientifique par laquelle nous tentons de décrire le monde en tant que telle n’est pas à l’abri des zones d’aveuglement; la théorie du progrès scientifique de Kuhn indique comment le progrès n’est pas linéaire mais fonctionne par révolution et changements de paradigme, et on doit reconnaitre qu’un paradigme réductionniste  et qui ne peut vérifier que les observables reproductibles n’est pas le plus apte à décrire dans leur ensemble les phénomènes émergents et chaotiques qui sont par nature non-reproductibles et perturbés par l’intervention d’un observateur qui fait partie du système.
Je préfère donc suivre un processus raisonnable fondé sur l’amour et le principe d’une valeur intrinsèque de l’expérience de la vie à un processus de recherche strictement rationnel qui à mes yeux peut être dangeureux, en suivant ma citation préférée de Hubert Reeves: “Distinguer le raisonnable du rationnel: Le premier inclut l’intuition et l’affectif; Le second n’implique qu’un déroulement correct du processus logique.”

Je crois qu’une compréhension profonde de la science moderne, de l’écologie, et de la théorie de l’évolution, donne les informations pour être capables de conceptualiser le cosmos qui nous entoure en l’imaginant à différentes échelles de temps et d’espace. Cet exercice, une preuve d’humilité nous rappelant que l’échelle des secondes et des mètres à laquelle nous sommes placés dans le cosmos n’est pas particulièrement spéciale, et qu’au contraire on aurait une perspective plus juste de la réalité en examinant les processus sur des échelles de temps et d’espace plus petites et plus grandes.

En examinant la réalité à ces échelles de grandeur, on s’aperçoit qu’un écosystème, tout comme la Terre au complet, constituent des entités vivantes et dynamiques, et que le fait de les considérer comme telles nous permet de mieux comprendre le sens de notre vie en leur sein. Accepter que notre vie s’inscrit de façon naturelle au sein du métabolisme d’organismes beaucoup plus grands que notre corps donne un sens à nos actions et nourrit un imaginaire riche et basé sur la réalité. Au final, c’est ce changement de comportements suite à la prise de conscience qu’on peut attribuer comme l’action dans le monde réel de l’esprit de la nature; et en ce sens, l’imaginaire agit sur le monde et devient en ce sens très réel.

L’étude que j’ai faite de la thermodynamique hors-équilibre et de la théorie de l’information m’a nourri des intuitions particulièrement intéressante que je cherche à formuler de manière plus scientifique. Certains articles vont contenir des spéculations, peut être pas toujours falsifiables, mais qui je l’espère pourront mener à un éclairage intéressant de l’étude du cosmos et que j’espère pouvoir compléter plus tard.

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Cette photo a été prise au cours d’un de mes séjours en canot-camping dans le parc de La Vérendrye, où j’ai ressenti une intuition profonde du sens de notre interdépendance au sein d’un écosystème. En effet, ayant mangé essentiellement du poisson pêché sur place et de la cueillette, il semblait évident que j’étais une des parties de cet écosystème.

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Je contribue à transmettre cette vision du monde que je crois regénératrice en faisant la promotion de ce message par la musique. Je crois que les gens adoptent une vision du monde en adoptant des mythes du monde correspondant à leur expérience à trois niveaux: la tête, du cœur et du corps; Intellectuel, émotionnel et perceptuel. Le niveau intellectuel est assuré par la transmission d’informations factuelles, le niveau émotionnel est communiqué par le sentiment d’appartenance et d’empathie; tandis que le niveau perceptuel est transmis par l’observation personnelle par les sens.

Je crois que la musique est une très bonne façon de créer un espace de rencontre, qui ouvre le coeur, et qu’il est beaucoup plus facile une fois le coeur impliqué de communiquer d’autres messages.

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Mon inspiration

Ce magnifique film court de Frédéric Bach, Le Fleuve aux Grandes Eaux, est l'inspiration de mon attachement au Magtogoek. Je me souviens d'avoir écouté ce film tout jeune et d'avoir été marqué par ses images frappantes et son texte poétique.